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Lettre à Mamy pour la fête des grand-mères 1999
Toi, ce phare qui m'a guidé dans la tempête.
Mon coeur reflétait noir, l'âme innondée de fêtes
engloutissaient mon desespoir, mais sur la houle, je dansais sur des squelettes.
Tu m'as sorti du soir et séché à l'aube fluette.
Alors que je pansais de moisissures mes vieilles et sèches blessures;
qu'emplie des vomissures, que mon esprit vociférait impur,
j'expectorais sur le futur, athée et impie des valeurs sures.
Tu m'as délivré de mes démons et à mesure le noir devint azur.
Alors que je m'insurgerais, révoltée contre l'autorité sacrée,
Vivant dans un malheur épais, éxécrant cette société délabrée
Où tous mes faits étaient méfaits, et l'ivresse que ça me procurait.
tout fut brisé par ce mot prononcé : Aimé !
Ignorante, j'avais l'âme pécheresse, idolâtrant l'indôlâtre avec furie,
ecume fumant, pêle-mêle de détresse, sanctuaire de l'âme verdie.
Sans réflection, je me croyais déesse d'un temple qui n'était qu'un taudis.
Tu m'as montré Dieu et ma faiblesse, dans la lueur du jour, s'évanouie.
Dans la forteresse de ton coeur, j'ai pu oublier les ruines anciennes.
J'ai pu éffacer mes erreurs, voir les papillons joyeux emplirent la plaine.
Plus de haine, plus de peurs, juste un sentiment d'amour profond, sereine.
Je connais maintenant la valeur de cet adage, phrase insondable qu'est "je t'aime".
Voilà que le vilain petit canard péri, je me découvre cygne.
Je te dédie ma réussite, mamy, ton nom sera mon insigne.
Cet amour réhabilité qui naquit par tes yeux sous le meilleur des signes.
Oh, à toi, créatrice de ma vie, je te voue à jamais ces lignes.
Oui, toi, ma seconde mère, mon adorable et adorée grand mère
Qui m'a secouru, amie, prouvant qu'un être pouvait être merveille.
Que ton nom résonne au plus haut des cieux sans pareil
Et que tous les hommes dans cet hymne toujours te vénèrent.
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