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La chaleur nous revient, du soleil en rayon
Fait péguer le feuillage du cerisier d’ici
Dont les branches alourdies étalent les haillons
De lumières vagabondes et d’ombres alanguies
Ces bruits qu’on croyait morts depuis l’hiver dernier
Renaissent d’un chant clair, d’un rire qui frissonne
Portés par les volutes d’une brise éthérée…
Plus haut, au ciel, paisibles, des nuages cotonnent…
On a bu frais
Mangé un peu
On s’est trouvé
De l’ombre à jeux
Tes jambes nues contre mes cuisses
Tu as gardé ta robe blanche
Just’entrouverte que je m’immisce
Et qu’en ton ventre enfin je flanche
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