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Combien elle se sent chanceuse,
D’avoir conçu sa fille Anaïs,
C’est l’enfant la plus délicieuse,
C’est son ciel, aux mille délices.
Si parfois elle se sent morose,
Que son âme devient grise,
Anaïs la rend vite heureuse,
Par ces manières d’artiste.
Elle chante, rie, danse,
Et elle n’est plus triste,
Vite sa joie recommence,
Parce que sa fille existe.
C’est son jardin de roses,
Son bijou, son grand délice,
C’est la plus belle de chose,
Que pour elle ce jour existe.
Comme une pierre précieuse,
C’est son enfant Anaïs,
C’est pour elle qu’elle se force,
C’est pour elle qu’elle existe.
De la vie, tout elle supporte,
Et elle fait des sacrifices,
Car Anaïs est cette porte,
Qui s’ouvre et puis elle glisse.
Dans une joie très forte,
Sans être jamais triste,
De la vie rien ne l’importe,
Car le plus cher qu’existe
C’est l’amour qu’elle lui porte
A sa poupée, sa fille Anaïs.
Paquita
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