|

Sur un petit bout de plage,
Aux bords du rivage,
Des petits mots égarés
Etaient entrain de pleurer.
Un vent mauvais,
Arrachait aux nuages,
Des larmes d’orages,
Tombant dessus la terre
En torrents de colère
Les hommes,
Avec un toit dessus leurs têtes,
Oublient que le ciel, aussi, a ses détresses.
Les hommes
Le ventre, bien rempli,
S’allongent sur leurs vies,
Pour faire l’amour à leurs paresses
Sur un petit bout de plage,
Aux bords du rivage,
Des petits mots égarés
Etaient entrain de pleurer.
Là, ou le soleil cherche son horizon,
Et la mer invente sa chanson,
Comme la marche du continent !
Une falaise entre dans l’océan
Les oiseaux y habitent,
La marée la visite.
Les hommes,
Un fusain entre les doigts
Oublient que chaque mur a sa faiblesse
Les hommes,
Figeant le destin sur une toile,
Peuvent tutoyer les étoiles,
Et de l’éternité en faire une diablesse.
Sur un petit bout de plage,
Aux bords du rivage,
Des petits mots égarés
Etaient entrain de pleurer.
Un arbre fier et droit,
Bandant ses muscles de bois,
Aux racines en cette terre,
Plantées, au profond de ses entrailles
Et regardant les cieux,
Dans une insolente majesté,
En un défi aux Dieux,
Une ultime bataille.
Les hommes,
Goinfrés de certitudes
Oublient en elles, leur propre fragilité
Les hommes,
A atteindre ce que l’on veut,
Sans être ce que l’on est !
C’est nier la vie,
Et aimer le mépris !
Sur un petit bout de plage,
Aux bords du rivage,
Des petits mots égarés
A regarder les hommes,
Au large, s’en sont allés.
Ils ne seront que les fantômes
D'une rime oubliée !
Vincent
« La Sagesse, c’est apprendre le temps ! » ( Le Vénérable)
http://www.mespoemes.net/vs591/
http://www.copyrightdepot.com/rep71/00038349.htm
|