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Aline était douée pour les jeux de l’amour
Et si jolie sauteuse avait pour cavalier
Celui chanceux connu de toutes pour palier
Plus vite que son ombre à ses désirs du jour
Il avait inventé une étrange machine
Qui en un même instant superposait les temps
Et songeait au cadeau caressant son échine
Qu’il pourrait lui offrir lors de ses quarante ans
La femme a ses fantasmes qu’elle tait souvent
Elle avait avoué regretter qu’il ne puisse
Autant en haut qu’en bas tant arrière qu’avant
Viser en une fois pour son global délice
À son œil de flingueur ses cibles exposées
Il avait disposé dans la chambre des fêtes
Cette machine qui ferait perdre la tête
À celle qui n’avait encore tout osé
Il lui banda les yeux doucement la coucha
Son corps était céleste paradis sur Terre
Sa langue l’accueillit dès lors qu’il la toucha
Dans cet aveu si doux qui consiste à se taire
Elle aimait ces discours la laissant bouche bée
Ses lèvres se serrèrent quand elle sentit
Sa chaude tubulure entre son cul bombé
Visiter son puit doux et ne s’en repentit
Et lorsque sans jamais retirer ses avances
Il s’alla présenter au devant du jardin
Ne croyez pas qu’elle marqua moindre dédain
Ses mains dessus ses reins en accrurent la danse
Tenta-telle d’ôter ce voile sur ses yeux
Quand elle reconnut son fût entre ses seins
Elle s’abandonna à ce joyeux dessein
Et dans la volupté partit sans dire adieu
Mais un colt n’a jamais que six coups à tirer
Aussi appela-t-il ses doubles l’emplacer
Et bien qu’il l’eût souvent honorée enlacée
Sa moelle elle escomptait toute lui soutirer
Et de tous ces assauts Aline ressortait
Triomphante toujours Sans jamais de violence
Elle accueillait son mâle et ses multiples lances
Qui sans jamais faillir aux limbes la portaient
Le temps vint qu’apaisée le sommeil l’envahit
Ses clones s’estompèrent Ne l’avait trahi
Sa sublime machine Aline en cette orgie
Avait bien dû souffler ses quarante bougies !
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