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Le père à sa fille
Tu vas partir, enfant de ma vie
Laissant derrière toi le parfum de jeune fille
Couvrant des larmes de tristesse et de bonheur
Que je garderai toujours au fond de mon cœur
Tu vas partir en délaissant mon nom
ET en portant avec toi un autre don
Celui de ce jeune homme qui vient de te demander
Et de prononcer ses vœux : « À jamais t’aimer »
Comme le temps s’est très vite passé
Il y a tant de mémorables années
Tu étais encore la folie des saisons
La douce fleur qui ornait la maison
Dont le parfum s’évaporait doux comme le printemps
Embrasant nos cœurs, à nous tes parents
Tu grandissais du jour au jour
Et ton parfum sentait plus fort l’Amour
Tu as commencé à déployer tes ailes
A vivre ta liberté comme ces hirondelles
Mais ta voix poussée par le doux vent
Résonnait toujours et de temps en temps
Tu as commencé à goutter la vie
Et tu as trouvé un petit paradis
Où l’Amour est plus fort que tout
Et à lui, mon enfant, tu te dévoues
À présent, je dois te laisser partir
Ne verse point de larmes, je ne puis les souffrir
Il t’aime, je t’aime, donc nous t’aimons tant
Mais de deux Amours si différents
Je bénie votre vie unique depuis ce jour
Et te prie, cher gendre, de mon cœur lourd
De toujours couronner ma fée, comme je l’ai fait
Car ici se termine mon devoir, partez en paix !
Elove Frigas
24 juin 2006

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