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Encore et toujours dans l’angoisse de ces jours, de l’aurore des lumières dispensant leurs faisceaux rougeoyants vers les cieux obscurs ; encombré sur la terre, empêtré dans le champs boueux comme le soldat cherchant la vie, la vie qui s’amuse de lui. L’iconographie s’impose telle une figure sereine se détachant de la toile sombre pour se fondre en lui. Baissés, les yeux. Les anges, nos frères de misère, si doux, ils n’ont pas vécu ; juste un reflet d’existence, légers…
L’attente et, en fait la peur ou le désespoir, comme un gros char qui charge, inévitable, apparaît comme la seule réalité.
Vaste cirque à la musique détonante ; créativité ? Cela nous le verrons plus tard.
A l’heure de la peur, le futur n’est encore point écrit.
Le monde se fige à chaque instant dans les postures mythiques qui le feront durer. Travail de longue haleine, c’est la décomposition universelle. Le grand œuvre s’accomplit pour la postérité, pour le monde futur.
Et les anges, exilés, volent ; pour le moment ils rasent le sol, mais le ciel, trône obscur se prépare à leur arrivée.
24/03/05 
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