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Vous ne devriez pas Laure, jouer dans le jardin
Il y a des enfants, ce sont de sales gamins
Ils sauront déchirer votre jupe et vos bas
Tirer vos longs cheveux, en riant aux éclats
Mais vous êtes attirée Laure, vous êtes si seule parfois,
Que vous vous dirigez vers le petit sous-bois
Méprisant le danger, votre instinct vous conduit
Vers ces nouveaux amis, qui changeront votre vie …
Ils sont au fond du parc, sur le vieux mur de pierre
Riant et se moquant de votre allure trop fière,
Votre robe en dentelle et vos rubans de soie
Sonnent pour eux le départ d’une guerr' sans loi…
Ne les regardez pas Laure, l’un a les yeux trop bleus
Ils ont huit ou douze ans, ce sont des guenilleux
Vous les toisez , hautaine , sûre de vos onze années
Ce ne sont que mendiants, vous dites , « je vais gagner »
Ils sont plus forts que vous Laure, vous avez mal jugé,
Et vous voilà par terre, déchirée , piétinée
La boue qui vous recouvre , vous donne l’air lamentable
Les larmes de vos yeux ,attisent leur courage …
Il s’est penché sur vous , agrippant votre main
Pour mieux vous arracher à ce tragique destin
Votre regard surpris, un instant a croisé
Celui de ses yeux bleus, qui pour vous souriaient…
Vous ne devriez pas Laure , jouer dans le jardin
Il y a des enfants, ce sont de sales gamins,
Mais il est parmi eux ,l’amour de votre vie
Votre cœur le savait, il vous y a conduit …
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