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Il y a des moments, des fenêtres de vie,
Ou, tout semble, plus lourd.
Des instants envahis d’une étrange mélancolie.
Chaque lettre, chaque mot reste sourd.
Ma plume est aphone,
Portant le poids de rimes inachevées,
Des pensées dispersées,
Comme happées par un mauvais cyclone.
Il y a des vaisseaux fantômes,
Chargés de larmes, drapées de souvenirs,
Croisant, au large d’un présent en automne,
Errant de tempêtes en soupirs,
Ballottés de serments imbéciles,
En « Amen » dociles,
Au gré de vents peu vertueux,
Et d’horizons orageux.
Il y a des vases, aux fleurs d’un autre age,
Témoins d’un bonheur de passage.
Figés par le temps,
Au milieu d’un printemps.
Immobiles, dans leurs vérités,
Fragiles, parce qu’oubliées !
On les pose là,
Au hasard d’un pas,
Sans trop les regarder
De peur, qu’à jamais,
La tendresse dernière,
Ne devienne poussière.
Il y a des miroirs,
Que l’on voudrait briser !
Haïssant ,
Maudissant,
Ce regard,
Qui n’a pas su,
Qui n’a pas voulu,
Prendre un autre départ.
Il y a des soirs,
Avec la mort, on se lie d’amitiés !
On trinque avec elle,
Dans une folie presque charnelle.
Il y a des soirs, ou l’on fait pitié !
Vincent
« La Sagesse, c’est apprendre le temps ! » ( Le Vénérable)
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