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Pendant que tu pleures sur tes thunes,
Pendant que tu cris ton infortune,
Des enfants meurent sous les bombes,
Des enfoirés remplissent les tombes.
Tandis que tu craches ton venin,
Devant une pauv’ bande de nains,
Y’a des gosses qui crèvent de faim,
Et dans leurs yeux on voit la fin.
Pendant qu’tu craches sur la société,
Sur ces sales riches qui t’font rêver,
Y a un vieillard qui vient d’crever,
D’un coup d’machette sans pitié.
Quand t’auras du pognon dans les fouilles,
Tu continueras à dégoiser sur ceux qu’en ont,
Pendant que des mômes pour quelques ronds,
Entre les cadavres ramasseront les douilles.
Tu bondis, tu danses sur scène,
Dans ton micro tu chantes la haine,
Pendant ce temps y’a des gamins,
Qui sur des mines perdent leurs mains.
Quand ta musique gueule aux oreilles,
Des suppliques pour de l’oseille,
Y’a un enfant qui perd la vie,
Pour enrichir un mec ravi.
Moi dans mon coin j’ ferme ma gueule,
Je n’ crie pas, mais j’suis pas veule,
Pendant qu’tes paroles s’enfuient,
Mes écrits brillent dans la nuit.
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