|

Il y a, l’obsédant silence
Comme pour laver l'absence,
Ces mots perdus,
Aux voyelles suspendues.
Cette larme dessinée en amers regrets
Une perle de vie, un peu trop vite séchée.
Le temps immortel, trop court en bonheur,
Trop long dans le malheur.
Rival sans gloire d’un autre matin
Où, le passé n’est plus qu’un méandre du destin.
La nuit, enfin, toujours recommencée,
Scintillante de ces rêves à jamais exaucés.
Il y a, le vent compagnon de toujours,
Charriant en son souffle, la fin de tant de jours.
Les arbres majestueux, confidents immobiles,
De rires moqueurs et de chagrins dociles.
Cette terre rouge, aux landes mystérieuses,
Jouant du soleil, en couleurs audacieuses.
Il y a, l’océan, Indomptable ressac des peines
Ou l’on entend, même, pleurer les sirènes,
Pour un capitaine, disparus au bout de l’horizon,
Laissant un crêpe noir, pendu à son blason.
Et puis, il y a cette plage,
Aux bords de tes yeux,
Indemne de ces orages,
Crevant, souvent les cieux.
Un étrange univers,
Fait de tendresse rebelle,
A la beauté berbère,
De mille et une nuits d’un conte éternel,
Et puis, cette peau, aux saveurs de plaisir,
Laissant le pèlerin aux portes du « mourir »
On survit, malgré tout,
Au pire, on devient fou.
L’amour est à ce prix,
Sachez-le, mes amis !
Vincent
« La Sagesse, c’est apprendre le temps ! » ( Le Vénérable)
http://www.mespoemes.net/vs591/
http://www.copyrightdepot.com/rep71/00038349.htm
|