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Ce soir soudain, envie de vous
Revoir,
Frissons brûlants sur mon corps fou
D’espoir,
La nuit se tait, où êtes-vous ?
Si tard,
Ce soir soudain, envie de vous
Savoir,
Le regard bleu, sourire doux
Bavard.
L’été s’en fout, le voyez-vous ?
Il part !
Me laissant là, dans un remous
Sans phare,
Le sable chaud me dit souvent
Mémoire,
Trace de pas et sur le banc
M’asseoir,
Où je vous vois, vêtu de blanc
Et noir.
Ce soir soudain, envie de votre
Histoire,
Je n’ai dit mot de cette faim
Bizarre !
Image floue, main dans la main,
Départ,
Douleur amère, pluie sur mes joues
Sans fard,
Silence lourd, seul goéland
Criard.
Ce soir soudain, envie de Nous
Trop tard !
Ces jours parfums, pommes de pin
Cafard,
Ces nuits sans fin, ô cieux éteints !
Bernard !
[Juillet 2006 : un brin de fiction, dans un bouquet d'émotions réelles]

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