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J’entends dans mon âme
Résonner cet air triste
Qui étreint ma flamme
Et brouille mes pistes.
C’est le chant des « partis sans »,
A la fois, sinistre et puissant.
Partis sans avoir le temps,
Partis sans laisser d’adresse,
En mon cœur l’air est constant
Et toujours il m’oppresse.
Sonne à mes tympans
Une musique qui m’entête,
Belle comme un paon,
Mais qui n’incite à la fête.
C’est le chant des « partis sans »,
A la fois, sinistre et puissant.
Partis souvent sans dire au revoir,
Partis parfois vers le firmament,
Pourtant ce n’est qu’un au revoir
Moi, j’entends leur chant alarmant.
Vibre cette antienne mélancolique
Qui ternit les joies et ravive les peines.
Claquant oriflamme onirique
Qui drape mon corps nu sur la scène.
C’est le chant des « partis sans »
A la fois, sinistre et puissant
Partis sans seulement un mot,
Partis sans même se retourner,
Ils laissent une amertume à mes maux
Que je ne peux refreiner.
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