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Au chevet de ma vie, je te vois briller.
Tu sembles conduire vers sa destinée
Mon vieux corps ridé aux traits burinés.
Je vois dans tes yeux les miens se vriller.
Je ne veux aller vers ce port sans retour.
Je voudrais encore pouvoir faire un tour,
Rallonger tout au moins un peu le séjour.
Demander ne coûte rien, on peut toujours.
Je veux continuer mon chemin encore,
Figurer pour un temps dans le décor,
Ne pas boire tout de suite l’amer ichor,
Abandonner maintenant mon pauvre corps.
Mais je vois ton regard, ton âme,
J’en sens la douceur, la tendresse.
Je suis fort, j’oublie mes faiblesses,
Mon ange, tu peux souffler ma flamme.
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