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Mon amie la vague.
Mon amie la vague se couche à mes pieds,
Épuisée par une trop longue traversée.
Elle s'étale en gémissant et murmure,
De la neige sur son front, aux flancs de l'azur.
Elle a tant chevauché sur la plaine liquide.
Et balancé les coques de voiliers rapides.
Frôlée langoureuse le ventre des dauphins.
Peignée ses cheveux d'algues, parfumés d'embruns.
Ceinte de ses moutons, bergère des tempêtes
Elle se blotti et dort aux criques discrètes.
Le matin elle offre sa nappe somptueuse
Aux doigts du soleil elle s’ouvre voluptueuse
Au coeur d’une épave elle a dérobée la voile
Afin d’étendre un grand lit sous un toit d'étoiles,
Au creux d’une grotte nacrée telle un écrin
Pour l’amour d'une sirène et d’un marin.
Mon amie la vague va bientôt me quitter
Brodant sur ma peau un peu d'écume salée.
Effaçant ton prénom que j’écrit sur la dune
Où brille encor l'étincelle d’un cristaux.de lune.
Anita
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