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Il dort dans le cœur et jamais ne vois le jour.
Dans la conversation, ne vient jamais son tour.
Pourtant, curieux, certains tournent autour,
Parfois, aussi, on l’enterre pour toujours.
Important pour soi, il peut être anodin.
Mais il peut renverser les rois, il a tué Odin.
Il pousse à la mort ceux qui en portent le poids
Quand il pèse sur les épaules comme une croix.
Des familles ainsi en portent le lourd fardeau
Qui se transmet à travers les générations,
Arbre de nuisances aux fruits de lamentations,
Il est le met délicat et préféré des corbeaux.
Mais dès qu’il voit le jour il n’est plus.
A la lumière son essence s’évapore
Et bien souvent, en ce cas, s’effacent les torts.
Pour vivre il doit être soigneusement reclus.
Chacun dans son âme en cultive une parcelle.
Les fleurs qui y poussent, qu’on soit riche ou radin,
Sont les plus belles à nos yeux dans ce jardin.
Mais nulle abeille ne vient en goûter le miel
On le voit parfois qui touche même au sacré
Mais dans ce cas, il est souvent de polichinelle
Et si certains indiscrets les révèlent à la pelle,
Je n’ai aucun goût particulier pour le secret.
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