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« RENAISSANCE »
Je n’avais goût à rien quand je t’ai rencontré
J'avais le regard vide, un visage prostré
A peine j’entendais lorsque tu me parlais
J’avais le vague à l’âme et l’esprit en retrait.
Tu étais devant moi, je ne te voyais pas
J’étais comme endormie, attendant mon trépas
J’avais lutté des mois, j’étais trop écorchée
De mon âme et mon corps je m’étais détachée.
J’étais le seul témoin de mon épuisement
Personne ne voulait voir, si, juste maman,
Le mal qui me rongeait tout au profond de moi
Qui m’avait affaibli tout au fil de ces mois.
J’aurais bien pu mourir je n’aurais jamais su
Ce qu’est le vrai bonheur baume que je reçus
Par ton cœur appliqué au fond de mes pensées
Sur mon corps déposé en caresses lissées.
Depuis j’aime la vie et toutes ses faveurs
J’en apprends tous les fruits et toutes les saveurs
Comme j’aime à ta bouche en apprendre le goût
J’aime à me délecter de ton regard si doux.
© Calynette (2005)
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