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Elle :
« Si tu avais vu tout au fond de mes yeux
Cette petite flamme qui s’allumait pour rien
Qui sous une simple larme s’amenuise et s’éteint
Pour renaître autre part d’un regard amoureux… »
Lui :
« Je ne suis qu’une rose qui pleure ses pétales
Pour offrir à ton cœur un écrin parfumé,
Un Icare d’opérette, présomptueux féal
Qui se brûle sans cesse aux rais de ta beauté… »
Un parfum épicé dérive sur tes cheveux
J’ai attendu un peu, j’ai respiré comme ça
Les étoiles, sans bruit éclosent au fond des cieux
Des volutes d’encens se brisent au plafond bas.
Les minutes nocturnes doucement se consument
Des lumières affaiblies cajolent tes attraits
Une barque pagode entre l’eau et la brume
Cupidon est trop vieux pour ajuster son trait.
Il me faudra du temps pour le perdre à nouveau
A respirer la nuit
A sourire à la pluie
A percer le cœur simple de femmes en sanglots…
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