|

L"absence est à l'amour ce qu'est au feu le vent
Il éteint le petit, il allume le grand
Le ciel défend de vrai, certains contentements
Mais on trouve avec lui des accommodements
Adieu je crois qu'en cette vie
Dieu passe, il t'appelle et oublie
Je ne te reverrai jamais
En te perdant je sens que je t'aimais
Mon âme il faut partir, ma vigueur est passée
Tu crains le liberté, es-tu lassée ?
C'est ainsi qu'un amant dont l'ardeur est extrême
Aime jusqu'aux défauts des personnes qu'il aime
Mon âme est une infante en robe de parade
Ainsi qu'une galère oubliée en rade
Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami
Mieux vaudrait un sage ennemi
L'amour est un étrange maître
Heureux qui peut ne le connaître
|