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DIADEME
Que diable ce troubadour!
Construit d'odes et de fables
Mendigote t-il au creux des jours... ?
La glaise, fouillée par l'andrène
Sous des fugues chantées à l'aube,
Epouvante le territoire des ténèbres.
D'un océan trempant son bleu sur les rivages diaprés,
La salangane toupine sur la houle,
De toute son âme, de tout son saoul.
Les cornalines de calandre comme des esprits révérés
S'embrasent d'harmonie sur les pentes douces.
Le temps pour un moment s'aveugle de tant de vénustés.
De l'argile, s'élèvent les bleutées glycines
Aux corps diaphanes ennobli d'exquises fragrances
Et peuplent un royaume de jouvence divine.
Epitre gravée sur la roche, gardée par la nuit des songes.
Des souffles purs viennent caresser les lettres de cristal
Tout comme des yeux de braise s'illuminent et s'inondent.
Sur un lit de mortagons fraîchement déployées,
sous l'égide du panthéon empli de nitescence nacrée,
Se déposent telles des rosées de gouttes d'or, les lumières rhapsodiques.
Les xanthies, de leurs ailes cristallines, volettent furtivement
Et frôlent les ypréaux, irradiés par les jets des astres écarlates.
Les chants des cordinalins revêtent les bois dorés de zéphyrines.
Que diable ce troubadour!
Construit d'odes et de fables
Mendigote t-il au creux des jours ?
Témoin de la nature
diadème ancré sur la terre
Pivot de l'univers.
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