|
Aprés ton départ
Les nuages de silence ont couvert
Le ciel de notre quartier
Les vents de tristesse
Ont chassé la joie
Sans justice et sans loi
De toutes ses ruelles
Ses petites portes et fenêtres
Sa couleur ocre a noirci
Les coeurs ont durci
Aprés ton départ, j'ai erré
J'ai tourné, dans ce labyrinthe, en rond
Comme un vagabond
Souvenir rappelé, souvenir enterré
Un espoir ou un sourire
Un désepoir ou un soupir
Je m'assoyais à côté de notre borne fontaine
Pour apaiser mes douleurs et mes peines
Pour me rappeler son eau qui coulait
Qu'on entendait en musique
Magique et unique
Et tous ces oiseaux
Venus de partout
Chantant notre symphonie
Qui n'est pas finie
Je suis au regret de constater
Que ces oiseaux ont migré
Les corbeaux les ont remplacés
La nuit est continu
Le jour n'est plus
La séchersse s'est installée
Notre eau comme nos rêves
Se sont évaporés
Plus de boisson, plus de pain
Je suis en gréve de soif et de faim
Almostakbil
|