|
Dis-moi, toi qui meurs allongé par terre
Ton sang imbibant la glèbe humide.
Alors que ton âme va rejoindre l’éther
Quelle idée méritait cette fin morbide ?
Vous tous, qui gisez dans la boue glacée,
Etes-vous sûr du pourquoi de ce sacrifice ?
Alors que les vers se jouent de vos corps trépassés
Et qu’on prépare pour le prochain combat vos fils.
Mon pauvre ami qui baigne dans ton humeur
Toi que les balles ont traversé dans leur course mortelle
A cet instant précis où tu sens que tu meurs
Ne regrettes-tu pas d’abandonner ta parentèle ?
Certains, pour leur gloriole, leurs envies
En poussent d’autres, par milliers, à la mort
Mais eux se gardent bien de risquer leur vie
Croyez-vous qu’ils en éprouvent le moindre remord ?
|