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Des rêves constellés de pluie…
Par ce sentier des amours mortes, j’allais seule
Traîner au creux de l’onde du ruisseau
Les larmes de nos restes de rêves perdus.
Comme il était triste ce vent de l’instant
Qui défait sans pleurer mes cheveux.
Dans les yeux, j’ai comme un voile de brume
Qui obscurcit ta dernière pensée.
Je ne peux t’oublier mon amour.
Et ma plume encrée des étoiles de l’aube
Ne cesse d’écrire et de réécrire ton nom.
Je met pour toi en veilleuse ta douce mémoire,
Et c’est sur les trottoirs de l’errance
Que pour t’aimer, je t’y rejoins et t’y retrouve.
Quand reverrai-je donc à nouveau, pour de vrai,
Le soleil broder pour nous l’oreiller des souvenirs?
Mes nuits désormais passent constellées d’étoiles
Comme mes jours constellés de pluie
M’abreuvent sans fin à la folie de tes rêves.
Je suis lasse d’attendre sans cesse
Que le vent m’emmène les échos de ta voix.
Et c’est toute seul que dans les bras du silence
Je m’en vais bercer l’onde du ruisseau.
Peut-être entendrai-je encore en vain
Ses millions de murmures revivrent
Et me parler de nos amours à venir.
Mais sous la pierre on dirait que ton ombre
Pour toujours s’est endormie je crois.
@Janedeau du recueil: Les ruisseaux de l'âme 
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