|
Cette année encore, tes eaux calmes me disent
Que se glacent mes ans, figés sur la banquise.
Les canards amoureux, dansent un slow estival
Un pécheur, tout en bas, chiffonne son journal.
Et oui ! Je te reviens !
Le cœur tout en éclats
Toi seul, tu me retiens
T’accrochant à mes pas !
Libellules en vol
Courtisées par Eole
Inconstantes et frivoles
Viennent raser le sol.
Le feuillage, si vert
Epaissit de mystères
Les cachettes discrètes
Des timides aigrettes.
Où s’en vont mes pensées ?
Vers ces roseaux tranquilles.
Divaguent mes secrets
En murmures subtils.
Rien ne trouble la paix
Qui s’installe en mon cœur
C’est ici, je le sais
Le palais du bonheur.
Libellules s’affolent
Voraces, cabriolent
Ravissant à Eole
De bien maigres oboles.
Mon étang, garde moi
Bien serrée dans tes bras
Ton souffle me ranime
M’arrachant à l’abîme,
De ces jours sans histoire
Que délaisse l’espoir
D’être aimée dignement
Avant la faim des temps...
Cette année encore, tes eaux calmes attisent
Le feu de mes passions, figées sur la banquise.
Les canards amoureux chantent l’hymne automnal
Le pécheur, tout en bas, s’endort sur son journal.
|