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Île lointaine : A l'Occident du coeur

le samedi 23 septembre 2006, à 19:43. Posté par theo ou jihem


A l’occident du coeur
(vers libres)

Musique : http://www.fileupyours.com/files/37487/twin_peaks.mid


A l’occident du cœur où le bonheur se couche,
Boréale, une aurore jette encor quelques flammes
Survivez, Ô regards allumés par la nuit,
Avant de vous éteindre à l’angle de la mer.

Le cœur est un chaland qui chôme assez souvent
Et va mouiller au port pour y passer l’hiver.

Et le vol arrêté du rêve interrompu
Que la vie a rompu, semble un oiseau blessé ;
Ce n’est plus pour voler que son aile se bat
C’est pour ne pas mourir sur le monde d’en bas.

Le cœur est un chaland dont le bonheur est vent :
Qu’il retombe et la mer devient un cimetière.

La lumière se clôt sur le jour enfermé,
Se voûte encor le ciel et pèse l’horizon.
Ainsi s’ajoute un jour aux jours de la prison,
Un barreau aux fenêtres vides du désir.

Le cœur est un chaland, il passe et puis il fuit
Et son sillage luit des feux de la mémoire.

A l’occident du cœur où le bonheur se couche,
Boréale, une aurore jette encor quelques flammes.
Seul quelque oiseau de nuit, familier de l’Inuit,
Prête encore à rêver, à l’angle de la mer.


Septembre 2006





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commentaires ( 8 ) (Ajouter un commentaire)
MILIQUE le dimanche 24 septembre 2006, à 12:02
Merci Ami pour ce nouveau poème (tu comprends bien que les vers libres ne m'indisposent aucunement). Il es tbien fataliste ce coeur qui en cours de vie se "crépusculise". Mais les mots sont forts et on entends quelques petits craquements secs dans des angoisses d'absence. En virevolte du paradis à l'enfer... sans réel perceptible dans le trait de démarcation. Marques qui s'évanouissent peut-être. Combat du manque qui se frotte à l'espérance. Profonde énergie qui vibre dans le rare. Mais encore, cette espèce d'indispensable flammèche de rêve qui, dans l'apaisement souhaité laisse poindre la possibilité de l'aube. Au-delà du propos, somptueux déroulé des mots qui ouvrent à la beauté de ce qui peut s'écrire. Merci à toi Ami. Patrick.

Théo le lundi 25 septembre 2006, à 00:02
Cher patrick, les mots reflètent nos angoisses, nos espoirs, nos joies. Et comme tu le dis très bien, nous passons sans transiion du paradis à l'enfer ... Avec retour possible au paradis! Un paradis différent, bien sûr, mais un paradis tout de même ... merci à toi, amitiés fidèles.

Théo le lundi 25 septembre 2006, à 00:03
Transition ... Of course !

Marie (Battementsd'elle) le lundi 25 septembre 2006, à 02:22
Tout comme Milique, les vers libres, tu t'en douterais, sont bien loin de me déranger ;). ... Heureusement, oui, heureusement que tu m'avais signalé dans un précédent commentaire que tes derniers poèmes étaient plus gais ! hummm ... Magnifiques, évidemment, les aurores boréales, mais ce sont les seules lumières que je distingue dans tes vers ! Une curieuse impression de temps suspendu, d'indécision, où l'oiseau, de blessures fatigué, se demande s'il peut encore voler, rêver, espérer, vibrer ... Un temps de pause, un souffle frêle, après la tempête comme un apaisement "obligé" . Encore une belle façon de modeler les mots, Théo, dans ces lumières en demi-teintes. A quand le franc soleil ? :))

Théo le lundi 25 septembre 2006, à 12:24
Hello Marie BL :) L'aurore noréale, il a quand même fallu que j'aille la chercher au pays de l'Inuit :)) A bord e mon brise-larmes, comme disait le Grand Jacques :)) Boréale, parce q'il fait encore un peu froid, mais aurore quand même ! :)) Pour les textes gais, heu, je cherche :)) Il y en a quand même un qui n'est pas vraiment triste, que je m'en vais poser ici, même s'il a été lu ailleurs ... Où il est question d'Eve :). Merci et amitiés

Théo le lundi 25 septembre 2006, à 12:25
Noréale, ben voyons! Ce clavier est d'une rare stupidité !!

Marie (Battementsd'elle) le mardi 26 septembre 2006, à 01:07
Question subsidiaire : tu le changes quand ton clavier ??? ;)))

Théo le mercredi 27 septembre 2006, à 20:18
Dès que j'en trouve un mieux dans un vide-grenier :))

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