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Tournoyant telle une morte feuille d'Automne
sur la danse du vent, ignorée des tourments,
légère et sans émoi ; S'emporte et papillonne
la douce qui pourtant m'avait prêté serment.
Or, de ces mots que je signais avec mon sang,
elle fit un chant à la mélodie frivole
usant de son talent pour qu'à jamais s'envole
et se perde au néant, ce qui nous fut charmant.
Comment ne pouvais-je croire en ses sentiments ?
Bercé par cet espoir, qui flatte et déraisonne
l'esprit qui jusque là, était agonisant
de n'être pour aucune un souffle qui frissonne.
Mais, dans dix lunes sonnera le téléphone
pour, entre deux sanglots, me dire amèrement
combien elle regrette, lasse et sans personne,
me revenant alors pour un autre moment…
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http://louisengival.skyrock.com/
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