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Ce soir, tu vois, ce soir je me souviens de toi
les années passent, mais le temps n'efface rien.
Te souviens-tu de ces soirs où tout contre toi,
j'allais racontant mille histoires sans fin ?
Sans fin, puisque à chaque fois du bord de ton lit
tu me repoussais, sans que je sache pourquoi.
Te souviens-tu, quand sur ta chaire, ces amis
que j'appelais, venaient jouer autour de toi ?
Te souviens-tu ce jour maudit, où tu quittas
notre chambre pour partir en ce pâle endroit ?
Je me souviens ce jour où tu m'abandonnas
, pour cet hôpital, sans qu'ils me disent pourquoi.
J'avais six ans et ne te revis qu'une fois,
ignorant, t'en voulant ; Toi qui étais mon roi !
Puis, ne t'ayant dis je t'aime ils, te mirent 'en terre
avec ton handicap et ce silence amer.
Ce soir, tu vois, ce soir je me souviens de toi,
Toi que j'aime tant, Toi, mon unique et grand frère.
N'hésitez pas à laisser critiques, remarques, impressions et/ou commentaires... Merci.
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