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Là, recroquevillé dans le coin le plus sombre,
Dissimulé entre un mur et la vieille armoire.
Là, derrière mes volets clos dans la pénombre,
je laissais aux larmes s'évider ma mémoire ;
Soumis au délire d'une fièvre nerveuse,
Le ventre déchiré de peines retenues,
Le corps agité de spasmes incontenus,
j'aspirais au repos de la grande faucheuse.
Là, recroquevillé dans le coin le plus sombre,
je vivais son vingt-deuxième anniversaire.
Donnez-moi un fleuret que je frappe et s'effondrent
dans un sublime duel : Mes adversaires !
Que se taisent les sales rimes assassines !
Elles sont là ! Qui dansent au plafond bien trop haut !
Elles s'esquivent, dangereuses et mesquines,
Fuyant mon poing, pour former souvenirs et maux !
Derrière le brouillard, des êtres se dessinent ;
Or, les yeux fatigués, humides et enfiévrés
ne peuvent m'interdirent, la vision cristalline
qu'est devenue cette fête aux cœurs enchantés.
Là, recroquevillé dans ma chambre si sombre,
Enfermant de mes bras, ce ventre déchiré,
je me balance assis, contre le mur bleuté ;
Là, derrière les volets clos, dans la pénombre
qu'envahit l'aurore du matin printanier ;
S'abaissent les paupières sur mes yeux brulés.
N'hésitez pas à laisser critiques, remarques, impressions et/ou commentaires... Merci.
http://louisengival.skyrock.com/
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