Une déclaration

 

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Le poème assassiné ;

le mercredi 27 septembre 2006, à 23:57. Posté par Louis ENGIVAL


Voyez,
Nos larmes d'anarchie fomentant ces poèmes
En une liberté insolente et légère,
Que massacrent et bafouent, répugnant la bohème,
Nos chirurgicales classes secondaires ;

Voyez,
Pour anesthésique l'emploi du conformisme
Se faire impunément, aux doses étatiques,
Puis, plongeant en les chairs d'un outrageant stylisme,
Le scalpel incise à l'hémistiche anémique.

Voyez,
L'ignorant professeur tâtonner l'assonance,
Coupant en nasales rythmiques, tous ces vers
Encombrés de rimes calculées, que dispensent
métriquement, leurs pieds d'errances séculaires.

Voyez,
L'enseigné dégouté, puis quelque peu moqueur
De ce texte ennuyeux puisque trop disséqué,
Méprisant le poème ignoré de son cœur
S'abroger l'exutoire à la réalité.




N'hésitez pas à laisser critiques, remarques, impressions et/ou commentaires... Merci.


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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
Naeja le jeudi 28 septembre 2006, à 16:57
autrefois révolté, je conçois cette écriture à disséquée. Sur le fond tu as raison. Amitiés

dago laborel le mercredi 03 juin 2009, à 08:31
Bien vu, bien dit !

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