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Dites-moi, s'il est doux d'étreindre contre soi ;
Vous, qui savez l'émoi d'un amour partagé
et qui vous enlacez par les chemins d'été ;
L'être qui nous est cher et douceur d'ici bas ?
Reclus dans mon antre, l'attente inavouée
je m'égare parfois en d'heureuses pensées
et revois, ce visage, qui tantôt m'ignora ;
Inaltérable image que le temps n'effaça.
Me reviennent ces gens, nos amis d'autrefois,
Aujourd'hui des parents et souvent, mariés,
Promenant leurs enfants, les berçant de leur bras,
Ils regardent les miens, par le vent balancés…
Et me revient la paix lorsque je songe à toi,
Toi qui vois peut-être sur ton sein dénudé
s'endormir un enfant, qui vient d'être allaité
pendant que tendrement vous berce une autre voix,
Pendant que tendrement, vous berce autre que moi…
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http://louisengival.skyrock.com/
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