|
Caresse-moi, soleil, de tes rayons ardents.
Fait briller ma peau d’un doux éclat doré.
Réchauffe-moi, s’il te plait, mon astre adoré,
Quand tu n’es pas là, je claque des dents.
Eblouis dans ta grande bonté mes yeux fatigués.
Effleure encore une fois ma nuque courbée,
Comme avant le coup fatal la lame recourbée.
Offre-moi vers un ailleurs onirique, un gué.
Mon doux soleil, toi qui as bercé mon enfance
Allongée, au bord de la mer azurée, sur le sable,
Eclaire-moi avant qu’une trop longue nuit m’accable.
De toute l’obscurité de ce monde, efface-moi l’offense.
Mon bon soleil, toi qui brille dans ton écrin
Qui danse la farandole dans le ciel serein
Illumine encore une fois devant moi le terrain
Car je retiens le cheval du temps, par les crins.
Las, celui-ci, encore une fois, m’échappe
Et le ciel soudain, aujourd’hui s’obscurcit.
La camarde vient aux nouvelles, le cœur endurci
Mais ce soir, c’est à ma porte qu’elle frappe.
|