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Se cognant sur les murs, sous l'intense lumière,
recherchant je ne sais quel abri plus obscur,
le pyrale affolé par ce feu sanguinaire
s'abandonne et se perd, craignant d'autres blessures ;
Ses ailes fatiguées se posent sur l'enfer
d'une lampe enflammée, d'un univers manqué ;
Qu'il croisa naguère en un ciel crépusculaire ;
Au souvenir de cette uranie colorée.
Et l'âme démolie puis ce piège brulant
lui ôte à tout jamais la force de lutter,
de fuir en s'envolant pour une autre soirée,
ne pouvant affronter, jusqu'au soleil levant,
cette solitude qui s'en est emparée.
Éteignant au matin la lumière, je vis
prés de l'ampoule un corps calciné que je pris
en ma main. J'entre-ouvris, afin de le jeter,
mes volets d'ordinaires clos et découvris
dans le jardin, une Uranie qui patientait.
N'hésitez pas à laisser critiques, remarques, impressions et/ou commentaires... Merci.
http://louisengival.skyrock.com/
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