|

Funambule.
Il le fallait, crois--moi !
Il le fallait !
Ces kilomètres de silence,
Ces tonnes d’absences.
Il le fallait, crois--moi !
Il le fallait !
Non, ce n’est pas de l’indifférence !
Juste, un peu de distance.
Echapper à la vie,
Sans qu’elle ne le demande !
Echapper à l’ennui,
Avant qu’il ne te dérange.
Il y a bien un « pourquoi ? »,
Un drôle de « je n’sais quoi ! »,
Au bord de mes pensées,
Cherchant les portes fermées,
Sur des horizons oubliés.
Est-ce une fuite ?
Un dossier classé sans suite ?
Non ! Une présence simplement !
Un autre firmament.
Une nuit différente,
Sensuelle, attirante,
Où le ciel construit son chemin,
En nuances de gris et d’étoiles.
Ainsi, le jour lève le voile,
Sur des songes, des chagrins,
Perdus dans une aube éphémère,
Entre larmes et misère.
Etre ! Est-ce si difficile ?
Funambule sur son fil.
L’équilibre précaire,
D’un homme ordinaire.
Apprendre,
Comprendre,
Douter d’un sens,
Des sens !
Savoir ce que l’on ne saura jamais.
N’écouter que le silence, désormais !
Il le fallait, crois--moi !
Il le fallait !
Mourir pour la couleur pale,
D’un sentiment brutal,
Affûté, tranchant comme une goutte d’eau,
Une goutte de vie, curieux fardeau,
D’un rêve que l’on repousse,
Au-delà d’un présent fatigué,
Et d’un passé coupable d’exister.
Vincent
« La Sagesse, c’est apprendre le temps ! » ( Le Vénérable)
http://www.mespoemes.net/vs591/
http://www.copyrightdepot.com/rep71/00038349.htm
|