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Si ce poème vous interpelle, je vous l'offre. Vous pouvez l'inclure où vous voulez. Ce n'est pas le premier que je donne, et ce ne sera sûrement pas le dernier. Par contre voir la nature saccagée me donne des boutons et j'aimerais tant qu'on en prenne un peu conscience. Ce que nous n'aurons pas fait, les petits enfants de nos petits enfants le paieront et c'est intolérable !
Il dort et parfois son corps tressaille.
Dans son rêve, le monde est beau.
La colombe y côtoie le corbeau
En tendres et folles épousailles.
La mer, toute de turquoise vêtue,
S’avance et recule sur le sable
Etincelant que le soleil accable.
Sur la grève se repose une tortue.
Le vent, telle une maîtresse attentionnée,
Caresse la peau délicatement dorée
De celui qui dort sur la couche ambrée,
L’âme emplie de songes surannés.
Mais le corps prisonnier de son carcan
Ne peut s’évader, autant que l’esprit,
De sa cellule de béton où tout est gris,
Alors que dans le rêve, tout est clinquant.
Le monde n’est plus que décombres noircis.
Plus d’oiseaux là haut dans les cieux,
Plus de larmes non plus à ses yeux,
Sauf, ici, dans son somme, infime éclaircie.
Il n’a jamais vu ce monde magnifique.
Ces îles presque trop merveilleuses
Où il se réfugie, pour fuir la ville hideuse,
Dans la douceur des contrées oniriques.
Ces ancêtres égoïstes n’ayant pas cru bons
De prêter la moindre attention à la nature.
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