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Oh Dieu, que j'aime tous ces vilains paysages
qui s'offrent nus aux regards, sans aucun feuillage
fragiles impudiques, quand tombe le voile
soyeux et léger d'une brume matinale.
Oui que j'aime au matin, longer le froid canal
pour voir à l'Automne ces vierges marécages
qui paraissent soudain, sous le soleil glacial,
fiers et autonomes tels d'insoumis rois mages.
Mais du haut de ces arbres issus d'un autre âge
croassent des guetteurs de façon peu joviale
dérangés par ma présence pourtant si sage
et la faune alertée s'enfuit à leur signal.
Remontant le col de mon manteau gris et sale,
Je vais au sein des marais là ; Où d'ancestrales
eaux s'écoulent en reflétant quelques nuages,
Où je puis m'assoupir sans craindre aucun passage.
N'hésitez pas à laisser critiques, remarques, impressions et/ou commentaires... Merci.
http://louisengival.skyrock.com/
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