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Les pleurs interdits,

le mercredi 04 octobre 2006, à 01:22. Posté par Louis ENGIVAL


    Hélas, mon vieux compagnon agonise déjà
    sous les tièdes baisers de ce fier ennemi,
    Et je regarde impuissant, s'annoncer le trépas
    de celui qui me fut, toutes sources de vie.

    Est-il plus vive douleur que d'assister ainsi
    quand le mot s'interdit en flagrant désarroi ?
    Toi qui n'aimais pour couleurs, que les tons blancs et gris,
    pleures-tu des cités l'artifice de joie ?

    Les balcons revêtissent leurs plus beaux apparats
    garnis de plantes et fleurs aux parfums sournois,
    Et s'aguichent femelles aux formes amincies
    que scrutent les mâles indécents dans l'envie.

    Comme toi mon ami, je les regarde sans bruit,
    ; Esquivant le sourire qu'une d'elle me fit ;
    Parader et sembler, renaître maladroits
    en l'aube printanière qui m'apporte l'effroi.

    Ne peux-tu mon vieil ami, m'emporter avec toi,
    me laisser m'endormir au creux de tes derniers froids ?
    Ou faut-il que tu m'abandonnes toi aussi
    sous les tièdes baisers de ce fier ennemi ?





    (Quand s'achève l'hiver)
    N'hésitez pas à laisser critiques, remarques, impressions et/ou commentaires... Merci.

    http://louisengival.skyrock.com/

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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
Marie (Battementsd'elle) le jeudi 05 octobre 2006, à 20:46
Trés beau poème ! :)

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