L'Ami du Vent

 

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Septième poème...

le lundi 09 octobre 2006, à 12:47. Posté par Jeremy (auteur : Jeremy)





« C’est incroyable de se sentir
Passer la main vers l’avenir… »

Tryo

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J’ai chevauché le temps dans la moitié d’un siècle,
Et quelques grains de plus,
A regarder partout le fond des apparences
Pour conjurer Guignol,
Qui s’en donne à cœur joie sur le dos des consciences
Assoupies de la nuit.

Même pas rien du tout, il y a bien quelque chose,
Qui respire d’amour,
Mais que c’est difficile, de pas tomber malade,
Dans les vapeurs acides,
Qui s’exhalent des pots des tuyaux fumigènes
Du ventre de la mort.

Attend, attend un peu, j’ai entendu par là une voix mélodieuse,
Dans les concerts foireux des phrases gaspillées.
Langage articulé d’une musique rare,
Avec de la chaleur, avec de la lumière…

J’ai vu l’éclat d’un œil qui regardait la mer,
Avec cette façon que voyagent les rêves,
Mais c’est moi qui rêvais, je crois, en plein délire,
J’ai du frotter mes yeux trop longtemps ce matin…
Dans la mer j’ai jeté des millions de bouteilles,
Intercession majeure des dieux qui grouillent ici ;
Je leur ai confié mes reliquats d’espoir…

…………..

Punaise !
C’est des jours comme ça où tout m énerve un peu,
A voir ces convenances fermement établies,
D’incontournables jeux de séduction parbleu,
Déguisés sous des airs faussement ennoblis
C’est des jours ainsi faits, ça ne fait pas un pli,
Où toutes les couleurs se fondent en camaïeux,
D’un barbouillage triste où c’est pas pour le mieux.

Punaise !
D’un silence puissant pouvant dire lointain
Autant de mots que ça qu’on se comprend les yeux,
Qui disent des départs, imminents par les soins
De ce rêve puissant qui nous mène où l’on veux.
Motivés par des forces qui décoiffent les vœux,
De l’énergie alors, mais qui fait du tintoin,
D’inattendue façon, un peu plus… un peu moins…

……….

Crotte !
Tu venais sourire dans mon désespoir,
Et j’en revenais pas, ça marchait tout le temps !
Il avait donc raison, le vieux chinois du soir,
Qui parlait de bougies et de son air content,
Quand il marchait, heureux, le front contre le vent,
Riant comme un enfant qui ne craint pas le noir.
Sans qu’il y semble rien, révélant tout l’espoir…

Crotte !
Mais c’était ton rire qui était le plus fort,
Par-dessus les marasmes d’états d’âme flottants,
Comme un flot plein d’élan subjuguant de tous bords,
Des résistances encore, qui prenaient trop leur temps,
En boudant l’encrier, en plus rien écrivant …
Mais c’était ton rire qui était le plus fort,
Dans des réalités qui restaient au point mort…

……….

J’ai chevauché le temps dans la moitié d’un siècle,
Et quelques grains de plus,
A regarder partout le fond des apparences
Pour conjurer Guignol,
Qui s’en donne à cœur joie sur le dos des consciences
Assoupies de la nuit.

J’ai vu l’éclat d’un œil qui regardait la mer,
Avec cette façon que voyagent les rêves,
Mais c’est moi qui rêvais, je crois, en plein délire,
J’ai du frotter mes yeux trop longtemps ce matin…
Dans la mer j’ai jeté des millions de bouteilles,
Intercession majeure des dieux qui grouillent ici ;
Je leur ai confié mes reliquats d’espoir…

Punaise!



octobre 2006
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commentaires ( 9 ) (Ajouter un commentaire)
sylvie le lundi 09 octobre 2006, à 14:35
excellentissime...la vive flamme de la vie resplendie dans tes poemes

Réjane le lundi 09 octobre 2006, à 16:49
Que te réserve l'autre moitié de siècle ?? Qu'importe, vivre, vivre avec cet éclat dans les yeux qui t'emmène si loin. Superbe texte Jeremy, bravo :)

Marie (Battementsd'elle) le lundi 09 octobre 2006, à 21:27
Fabuleux ce poème, ponctué de sonores "punaise" et "crotte" : dis, Jeremy, où, donc vas-tu chercher tout çà ??? Bien sur qu'il a raison ce "vieux chinois du soir" : il y aura toujours, un sourire, un rire, une voix, un éclat, qui sortiront du "lot" et de la "grisaille" pour nous faire rebondir, repartir, rêver et espérer encore ! "Punaise", vu la quantité, il y aura surement une de tes millions de bouteilles qui arrivera à bon port et dans de bonnes mains ! Je t'embrasse, Jérémy ;)

Jeremy (L'ami du Vent) le jeudi 12 octobre 2006, à 16:58
Merci, Sylvie. Qui peut répondre à de pareilles questions, Réjane ? Mais pour l’éclat dans les yeux, je garde. Il doit bien rester encore quelque part des émerveillements possibles. Trois « ? », Marie ;) C’est mon secret ; je ne peux pas tout dire tout le temps. Les bouteilles étaient en verre… peut-être une erreur ? Il n’y a plus que les plastiques qui flottent bien… Mais vous avez raison, je vais repartir dans le vent, bientôt, et on verra bien. Merci à vous

Marie * le vendredi 13 octobre 2006, à 03:57
Le vent la mer la musique la lumière la chaleur et puis toi, sublime à lire. Bisous

Paulette le samedi 14 octobre 2006, à 19:27
Magnifique poème jeremy, je ne suis pas la seule d'utiliser le mot punaise et crotte. amitiés;paulette

Ange le dimanche 15 octobre 2006, à 22:06
Punaise Jeremy c'est puissant!!! Crotte !!!plus que les miens... J'ai cbp aimé ce temoignage jeremytisé, d'une époque ou plutot d'une epèce dévastatrice... DP et TP bisousss

Jeremy (L'ami du Vent) le lundi 16 octobre 2006, à 13:16
Oui, punaise! ;°)

Dago Laborel le vendredi 13 juillet 2007, à 10:24
Je termine ma promenade d'aujourd'hui sur ce poème, de quoi rêver un peu avant de revenir sur ton site. Merci à toi ppour tes poèmes.

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