|

D’un coté du couloir.
Il est, des histoires d’amour,
Ne rimant pas avec toujours.
Il est, des contes fabuleux,
Ne finissant pas en jours heureux.
Elle était là, perdue dans son regard,
Cherchant une route, une gare.
Elle était là, coincée dans ses habitudes,
Non coupable, d’ancestrales certitudes.
Il ronronnait dans un passable quotidien,
Construit de rêves, de façades, de petits rien.
Il fredonnait, des heures en devenir,
Sur de grands cahiers à écrire.
Ils étaient deux,
Prisonniers de leurs mensonges
Jetant des bouteilles à la mer,
Ils étaient deux,
Unis dans leurs songes
Rongés par une souffrance amère.
Chacun d’un coté du couloir,
Passerait il sans se voir ?
Leurs corps marchent, mécanique
Leurs pensées se parlent, magiques.
Enlacés dans des mots,
Qu’ils ne comprennent plus !
Sous un ciel si beau,
Qu’aujourd’hui n’existe plus !
On se dit : « je t’aime ! »
Parce qu’on est amant.
On se dit : je t’aime ! »
Juste pour faire semblant.
Semblant, d’exister !
Semblant, de respirer !
Ivre de mauvais plaisirs et d’ennuis,
Qu’il fait froid, soudain, sous la pluie.
Et l’on part en errance,
Comme une dernière danse,
Dans un dernier blasphème.
Entre chagrins et chrysanthèmes.
Elle est là, les pensées vides,
Et le corps en tempête.
Elle est là, la larme acide,
Assurée de sa propre défaite
Il cache ses mots,
Dans l’inventé et le faux.
Laissant entre de mauvaises lignes,
Le seul visage dont il fut digne
Ils étaient deux,
Jetant des bouteilles à la mer,
Ils étaient deux
Rongés par une souffrance amère.
Vincent
« La Sagesse, c’est apprendre le temps ! » ( Le Vénérable)
http://www.mespoemes.net/vs591/
http://www.copyrightdepot.com/rep71/00038349.htm
|