|

Un cyprès dans un cimetière,
Avait prit une crisse de nerfs,
Sans comprendre le mystère,
De tous ces humains sans existence,
De tous ces individus dans le silence.
Il cria de ses forces, excité,
Comment c'est possible mes biens aimés !
Que vous qui m’avez planté !
Vous qui m’avez sans cesse arrosé !
Et surveillé comme un bébé,
Que vous soyez sourd et muet !
Et enterré dans un trou pour l’éternité.
Moi que je ne suis qu’un cyprès,
Je veille pour vous de très près,
La nuit comme la journée,
Et j’aimerais parfois vous parler,
Mais vous n’entendrez rien.
On vous porte beaucoup des fleurs !
J’entends pleurer vos visiteurs,
J’ai de la peine et un point à mon tronc,
Mais je ne peux faire grand chose,
Hélas! il a des choses si mystérieuses,
Qu’à nous les arbres nous dépassent,
Pourquoi notre longévité vous précède !
Vous qui étiez si puissant sur terre,
Et nous n’étant que de simples conifères,
Nous soufrons sans pouvoir rien y faire
Lorsqu’on s’aperçoit que l’on vous enterre.
Paquita
|