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Barbara.
A toi la grande dame brune
J’adresse un message ce soir,
Venu à ton château de brume
Sur les ailes de l'aigle noir.
Oh ! Barbara il pleut sur Nantes
Sur la ville aussi sur le port ,
Et les poètes qui te chantent
Sur tes poèmes rêvent encore.
Irais-je au lac de Gôttinguen
Ou bien au bois de Saint-Amand ?
Pour pouvoir y plonger ma peine
Me délivrer de mes tourments.
Joue-moi la petite cantate
De tes doigts blancs sur piano noir,
Ou bien une tendre sonate
Tes notes caressant le soir.
Enlève-moi le mal de vivre
A Marienbad, emmène-moi.
Valser à Vienne et rester ivre
Parfumé du temps des lilas.
Dis, reviendras-tu Barbara ?
Suivie de l'homme en habit rouge.
Et Pierre est-ce qu'il sera là ?
Dans ma nuit sombre où rien ne bouge.
Gauguin et Brel lisent ta lettre
Aux Marquises le ciel est noir.
Amie des peintres, des poètes,
Femme piano aux grands yeux noirs.
Toi, notre grande dame brune
Sois certaine, on ne t'oublie pas
Au soleil ou bien sous la lune
La plus belle histoire d'amour
C'est toi.
Anita
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