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Je me souviens d'une fenêtre close,
Ruisselante et monochrome,
Où cent larmes virevoltaient, affolées,
Par les vents ancestraux et passionnés...
Je me souviens d'une étendue anthracite,
Corrompue et hantée,
Par les Oushebtis furieux et sans pitié,
Une hallucination furtive, une cité idéalisée...
Il règne alors un air fatal aux chimères,
Comme un parfum âcre et puissant,
Sublime, hypnotique et entêtant,
Composé d'essences oubliées et amères.
Je me souviens de ces veines délicates,
Frémissantes et enchevêtrées,
Quand les serpents enlaçaient dans l'obscurité,
Les esprits apaisés, les corps éthérés...
Il règne encore un air fatal aux chimères,
Un parfum chargé d'or et d'encens,
Celui, persistant et éternel,
Du sang d'Hathor ,ma dorée, sous sa peau lunaire.
Inspiré par un chant d'amour egyptien.
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