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Le chant du blé
Qui passez près de moi vous croyez-vous discret?
N'épiez-vous qu'un simple champs de blé qui murmure?
Lors c'est mon épi d'or qui bat le vent qui dure.
Je suis le chant du bon blé, je suis la forêt!
Touchez mes épées la paix que vous désirez.
Respirez fort mon vert, ma jeunesse, que dure!
Bien que ma récolte ne serait guère sûre
Vous sera un chaume ce gai verdoyant pré.
Aimez-la! elle est douce ma sagesse qui blesse.
L'esprit hautain fragile de la grandeur creuse
Mon chaume! Scalp est à la chaumière ma tresse.
Ma noble âme caresse vos nuits amoureuses,
Vos baisers à leur moisson, vos Printemps aimés
Rouges coquelicot des coeurs fous à jamais.
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