|

Que j'écris...
Le moment convient je souffle un petit secret
Ô Cher lecteur c'est à toi que je m'adresse
Car l'Ecriture a pour âme la politesse
Ces vers pour qu'ils soient bien clairs sont brodés d'un trait
J'écris ce que j'écris joie sans hypocrisie
J'écoute mes muses qui habitent mon fond doux
Le soir leur Génie me tend la plume que j'amadoue
Lors mes muses se mettent à crier fort leur frénésie
La trance fut joyeuse sans sang ni encens
Les vagues de mots écumeux jaillissant d'extase
Chantent Réel et Surréel en syllabes et phrases
Les Vers et l'Orfèvre retrouvent leur sens
En quête du poétique je marche, où est-il?
Est-ce amusant de faire de la laine un fil?
Que je lis...
Dans tes mots se ratatinent mes maux.
Le lisant mot par mot phrase par phrase,
Le bien éfeuillant rameau par rameau,
Ton vers me transmet la douleur, l'extase!
Lecture, comme Ecriture, sacrée
Interpelle mon Moi le mettant en cause.
Je lui écoute pour qu'elle ne soit navrée
Car elle dit que vraie fut notre symbiose.
Quant à l'humain, il est confiné partout.
Je l'entends, le vois, le sens, le suis, l'aime
Comme l'astre errant qui s'éclipse tout,
Qui luit comme la bougie sur elle-même.
Que je lise ton fonds! ô poète aimant
Aux mots sont un parfum qui arrose l'âme.
Que je lise, Ô douleur, coeur charmant,
Semence d'amour pour le coeur qui brame
|