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Monmousseau.

le vendredi 03 novembre 2006, à 22:28. Posté par Vincent


Monmousseau.

C’était des petits gars,
Des petits gars de là bas,
Du bout de cette rue,
Dans les champs perdus.
Une bande de gamins,
S’était fait un jardin
Au bout de cette rue,
Dans les champs perdus.

Où sont mes copains,
Mes copains d’Monmousseau ?
Où sont mes refrains,
Mes refrains de quand j’étais « p’tio »

Des maisons de briques rouges,
Leurs petits potagers.
On dirait que rien ne bouge,
Seules fument les cheminées.
Elles sont, toutes pareilles,
Alignées sous le soleil,
Certaines un peu coquettes,
Parées de quelques fleurettes.

Où sont mes copains,
Mes copains d’Monmousseau ?
Où sont mes refrains,
Mes refrains de quand j’étais «p’ tio

On allait à l’école, tout en haut de la rue,
Y en a même qui venait les pieds nus.
Pour aller « à grenouille »
Dans un coin ou çà grouille,
Après la dictée,
Après la récré,
Quand sonnera la cloche,
On ira, des bouts de pain dans les poches.

Où sont mes copains,
Mes copains d’Monmousseau ?
Où sont mes refrains,
Mes refrains de quand j’étais «p’ tio » !

Souvent vers midi,
Nos jeux finis,
Ca sentait la cuisine.
On s’asseyait au milieu des capucines
Et les yeux fermés on entamait,
Le tour du Monde des gourmets
La sauce tomate de l’Italie
Et ses spaghettis !
Le chou de Pologne,
Et ses saucisses grillées
Les épices du Maroc,
Sa semoule ciselée !
Sans oublier les patates,
Cuitent sous la braise.
Pour finir sans trop hâte,
Une bonne tarte aux fraises.
C’était çà, notre rue !
Des saveurs,
Des odeurs !
Un mélange unique,
Magique !

Où sont mes copains,
Mes copains d’Monmousseau ?
Où sont mes refrains,
Mes refrains de quand j’étais «p’ tio » !

Il y avait, dans ce petit bout de rue,
La sagesse de l’innocence,
La fraîcheur de l’enfance,
Il y avait, dans ce petit bout de rue,
Une étrange tolérance,
Une certaine idée de la différence.
Là, ou sont mes copains d’Monmousseau,
Je sais qu’il fait, toujours beau !

Vincent

( Photo de Robert DOISNEAU)



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commentaires ( 13 ) (Ajouter un commentaire)
Paulette le vendredi 03 novembre 2006, à 23:51
C'est incroyable que cela me fait pensé à mon enfance, tu sais écrire le patois à ce que je vois. Chapeau; merci vincent. Bises;paulette

Paulette le vendredi 03 novembre 2006, à 23:56
Je vois que tu avais beaucoup de copain moi j'étais terriblement timide. Par contre j'adorais m'amuser avec les grenouilles. Nous avons tous un tablier , j'avais à côté de moi une petit fille comme moi ; mais personne ne voulais se mettre à côté d'elle ; ils avaient d'attraper des poux moi pas et j'en ai pas eu. Je n'ai pas vu des enfants sans chaussures, mais mon père qu'il à 71 ans , lui à connu la pauvreté; la guerre et les coups de pieds au fesse pendant la guerre. J'aime beaucoup de poème; des souvenirs qui remonte de mon enfance et celle de mon père. Ma mère n'aimait pas l'école. La coquine. Bises;paulette

Paulette le vendredi 03 novembre 2006, à 23:58
Je voulais dire avait peur d'attraper.. Excuse moi;

... le samedi 04 novembre 2006, à 00:47
Qu'il est doux de fermer les yeux à la lecture de tes mots et de se laisser transporter dans cette rue aux mille et un parfum, à la fraîcheur de l'enfance, à cette saveur unique au goût d'innocence, de pleurs et de rires... Qu'il est doux de se laisser porter par ses tendres souvenirs et de garder précieusement en nous cet enfant que l'on a été... Merci pour cette tendresse si particulière qui nous réchauffe le coeur... MERCI

Taj le samedi 04 novembre 2006, à 04:48
Et moi je suis là je t'apporte les épices! Les veux-tu de Fès ou de Casablanca! Je te laisse le choix pour une autre fois! Merci pour ce régal plein de ta tendresse si exemplaire cher Vincent. Mes amitiés.

Lola le samedi 04 novembre 2006, à 10:33
Bonjour Vincent , Merci pour ton passager et pour tes mots , j'aime bcp ce poême quels beaux souvenirs qui donnent envie de retourner en enfance .Amitiés

Lola le samedi 04 novembre 2006, à 10:33
Désolée , il faut lire passage et non passager

Kat02 le samedi 04 novembre 2006, à 11:20
Enorme talent pour décrire avec autant de précisions telle une peinture ce qu'était ton enfance, l'ambiance, les odeurs, les couleurs tu n'as rien oublié. Poème plein de cette tendresse particulière. Bravo Vincent pour tes mots. Amitiés pour toi.

Michel (Signes de Vie) le samedi 04 novembre 2006, à 16:05
Bien sympa, Vincent...;) Amitié

Marie (Battementd'elle) le samedi 04 novembre 2006, à 23:03
;) !

MICHEL PSYCHORIMES le dimanche 05 novembre 2006, à 13:19
Doineau bien vu le parallele est flagrant mais moi qui croyait que tu etais un jeunot voila le dementi moi je veux des tofs en noir et blanc cet univers est délicieux de simplicité et de vie celle dont nous rêvons tous et même ceux qui brulent les autos en bas des barres qu'ont ils à la place des grnouilles? Des Poulets ? Ah bon! Quoique le maintien de l'ordre soit une fonction régalienne de l'etat de droit . merci vraiment pour ce voyage.

Fannie le dimanche 05 novembre 2006, à 19:49
Je lis tes poèmes en retour et je me laisse bercer par ce refrain d'enfance qui parle à tous!

mtcatala le mercredi 08 novembre 2006, à 12:16
bonjour Vincent,me voilà de retour mais pas pour longtemps je repars un mois dans le sud pour les fêtes,n et'értonne pas de mon absence sur tes textes,tout ça pour te dire que j'ai aprécié ce doux souvenir d'enfance,et bravo d'avoir su garder ton patois ,il ne faut pas l'oublier ,bisous d em-thé

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