|

La nuit souvent est propice,
Aux mots, aux dérives de l’esprit,
Ou l’atmosphère intime aux exquis,
Paysages que nos âmes tissent.
Oiseau de nuit aux chants de malice,
Je ne jure que par la folie,
Imprévisible et extravertie,
Qui s’empare de mes plumes complices.
Ainsi, dans les draps d’ombres,
Noctes Insomnes résonne,
Jusqu’au profond des décombres,
Comme un air qu’on fredonne.
Mes nuits souvent se font créatrices,
De bouts gris d’univers conquis,
Sous les lignes douces des croquis,
Inspirés des plus belles éclipses.
Et j’avoue céder aux caprices,
De ces Reines qui sans cesse relient,
Mes mots et mes traits transis,
Aux charmes noirs des abysses,
Ainsi, aux heures les plus sombres,
Noctes Insomnes résonne,
Jusqu'au cœur d’une pénombre,
Aux teintes flammes des automnes.
|