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Parfois le matin mon âme est en berne
J’entends alors le Prozac et le Tranxen
Qui se disputent pour entrer en scène
Se targuant de pouvoir réduire ma peine.
Mais moi-même je ne sais d’où elle vient
Juste une sensation de malaise, un mal-être
Qui m’assaille quand le soleil va paraître
Qui pourrait me dire d’où elle provient ?
Plutôt que par chimie attaquer le problème
Je fais courir mes doigts sur le clavier,
Suivant le fil de mon inspiration, sans dévier
A l’écran, ligne par ligne se forme un poème.
Les uns après les autres, les textes s’enchaînent
De plus en plus sombres et plus noirs
Jusqu’à ce qu’enfin ils parlent d’espoir
Et que s’évapore de mon âme toute trace de gêne.
Chacun devrait pouvoir trouver un dérivatif.
Un passe temps, une occupation du corps
Et de l’esprit, plutôt que des pilules encore,
Le hobby agissant, lui, comme un laxatif.
Là où le médicament masque la douleur
L’autre l’efface, comme un lessivage
Permettant de créer sans dommage
Au lieu de se complaire dans le malheur.
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