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Ici, là ou ailleurs, où des peuples entiers sont chassés de chez eux,
Par les guerres fomentées, pour rendre encore plus vicieux et plus juteux.
Les ventes légales, l’abominable commerce de trafic, de sale armes à feux,
Les séquelles ! êtres faméliques, corps squelettiques, d’une extrême déficience,
Traînant leurs enfants en haillons aux yeux marqués de cernes intenses,
Marquant l’empreinte de leurs perpétuelles famines et chroniques carences;
Exprimant toutes leurs détresses dans leurs regards remplis de souffrances,
C’est quelque chose d’effrayant ! de se sentir dans la plus pure impuissance,
Que d’autres peuples soient dans l’opulence, pourquoi ô ! Dieu cette différence ?
Elevant leurs enfants boursouflés et bourrés de graisses en surabondance,
Bouffant, bâfrant, comme des goinfres, sans limite leurs tissus s’engraissent,
Je me sens quelque part responsable, pour ceux à qui, dans l’oublie on laisse,
N’avons-nous pas, tous droit, au même soleil, à la même lune pleine et ronde !
Nous bronzant et nous éclairant à toutes les nations et individus de ce monde.
Paquita
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