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Depuis quinze années, ma plume dérive,
Sur de petits bouts de papiers usés,
Des bouts de rien, qui traînaient sur les rives,
D’un fleuve gris et désabusé…
Puis, un jour,
L’encre de l’âme vint à manquer,
Et sur ces bouts de papiers,
Se dessinèrent des pays ombragés.
Mais jamais je n’aurais osé imaginer,
L’estuaire que sont tes pensées,
Tes mots d’Or, sur une toile posés,
Comme une fenêtre enluminée…
Devant moi, de nouveaux océans,
Mon regard d’enfant retrouvé,
Et une toile qui me fait regretter,
Les distances qui séparent les cœurs battants.
Merci Marie.
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