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La mer est un endroit rempli d’eau…
La mer est un endroit rempli d’eau…
Mais attention ! Pas n’importe quelle eau…
Ce n’est pas l’eau qui coule habituellement d’un robinet…
Non, l’eau qui remplit la mer est salée…
Très salée !
Il paraît, ce n’est pas moi qui le dis, il paraît donc qu’il y a très très longtemps pour empêcher que les hommes et les animaux ne boivent toute son eau, la mer a demandé à trois géants de verser dans son eau cent salières par jour durant un siècle. Et comme c’étaient des géants, forcément, c’étaient des salières géantes…
C’est pour ça que l’eau de la mer est salée…
Très salée…
Même que les géants qui, des fois étaient fatigués, n’ont pas toujours fait attention à ce qu’ils faisaient…
C’est pour ça qu’en Grèce la mer est bien plus salée qu’en France, par exemple. Et encore bien plus salée à Marseille qu’à Brest…
Trop salée…
D’ailleurs, il existe plusieurs mers…
Je ne les connais pas bien toutes, que les plus célèbres :
La Mer à Gégé,
La Mer Casse-Pieds,
La Mer des Sales Garces,
La Mer à Mémé Ditérranée,
La Mer toute rouge et toute noire (ce n’est pas la même),
Etc. Etc.
Des fois, la Mer est tellement grande qu’on lui donne le nom d’Océan…
Océan c’est un mot bien plus important que le mot mer…
On peut dire : vaste océan… on ne dit pas : vaste mer…
Les océans sont moins nombreux que les mers. C’est normal parce qu’ils sont bien plus grands.
Il y a :
L’Océan des Indiens,
L’Océan à Tlantique,
L’Océan pas civique.
Je n’en connais pas d’autres.
La mer, c’est « le territoire du vide » selon un grand auteur dont je ne me rappelle plus le nom.
C’est faux !
Mais c’est vrai aussi…
C’est faux, parce que sur la mer on peut trouver des tas de choses :
La première chose, c’est l’île… Partout, sur toutes les mers se pose une île.
Souvent, des dizaines, des centaines d’îles se sont posées sur une seule mer.
Comment ?
Personnellement je n’en sais rien, mais on raconte que la mer souffrant de solitude, à demander aux trois géants d’enlever des morceaux de Terre pour les semer sur son eau…salée. On le raconte, ce n’est pas moi qui le dis… On raconte aussi que les géants se sont, un jour, mis très en colère après la mer parce qu’elle leur demandait beaucoup de travail et qu’elle ne leur donnait rien pour les aider dans ce travail. Alors, ils ont fait une réunion et ont décidé de poser de ci, de là, des morceaux de terre sur l’eau de la mer. Comme ça, avec leurs pas de géant, ils pouvaient plus facilement faire leur boulot sans se mouiller les pieds… Je ne sais pas si c’est vrai…
Sur l’eau de la mer, des bateaux naviguent… Des très gros, des moyens et des tous petits. Certains sont des bateaux à moteur, d’autres des bateaux à voiles. Le bruit court que certains bateaux se déplacent dedans l’eau de la mer, et qu’on ne peut même pas les voir si on est au-dessus de l’eau de la mer, sauf quand ils pointent le bout de leur nez… Une personne très savante m’a dit que le bout du nez des bateaux qui se cachent dedans l’eau de la mer, cela s’appelle un périscope… Ben dis donc ! Plus fort encore : la même personne très savante prétend que, et ça j’ai du mal à le croire, elle prétend que lorsque l’on est dans un de ces bateaux sous l’eau de la mer, on peut voir des paysages sous-marins ! Avec des plantes, des animaux très gros ou très petits, des montagnes, des vallées, bref, pareil que sur la Terre ! Si ce ne sont pas des histoires, je ne comprends pas pourquoi la mer serait le « Territoire du vide » ?
Mais c’est vrai aussi.
Lorsqu’on se trouve debout, par exemple à la pointe des Poulains à Belle-Isle, Je ne sais pas où c’est mais on me l’a raconté, et que l’on regarde aussi loin que l’on puisse voir sur l’Océan à Tlantique, on a le vertige, on se sent tout petit, minuscule, pire qu’une toute petite fourmi, car devant nos yeux on ne voit que de l’eau, une immensité d’eau sans rien dessus… C’est peut être pour ça que l’auteur a dit ça…
Il n’avait, sans doute, jamais vu de bateau dessus et dedans la mer…
Il n’était, sans doute, jamais monté dans un bateau qui voyage dedans le ventre de la mer et n’avait donc pu voir les merveilleux paysages, ni les milliers d’habitants de la mer…
Nous, les humains, on ne pourrait pas vivre dedans l’eau de la mer…
Il nous faut de l’air pour respirer.
L’eau de la mer, c’est l’air des habitants de la mer ! Ils respirent grâce à des branchies, c’est le monsieur très savant qui me l’a dit.
Ceux là, ce sont les poissons…
D’autres encore sont quelquefois obligés de remonter à la surface de la mer…
Ils crachent l’eau qu’ils ont avalée par un trou situé sur leur dos, respirent un grand coup, et replongent dans les profondeurs de la mer…
Ce sont les baleines : des Cétacés…
Je pense, mais peut être que je me trompe, que quand elles (baleine, c’est féminin ; même un garçon baleine !) remontent pour cracher l’eau, c’est sans doute, parce qu’elle est trop salée et que le bruit qu’elles font quand elles recrachent l’eau trop salée de la mer, en langage baleine, ça veut dire : « C’est assez ! »… Il faudra que je demande au monsieur très savant…
N’empêche que, si c’est ça, ben je n’aimerais pas être une baleine !
Même que certains racontent qu’en fait, la mer, qui était très en colère après les géants, les a transformés en baleines pour les punir d’avoir semé les îles n’importe comment et d’avoir versé beaucoup trop de sel dedans son eau…
On ne plaisante pas avec la mer !
Car, lorsqu’elle se met en colère, c’est terrifiant…
Elle se soulève en des montagnes d’eau très salée, elle devient toute grise, se couvre d’écume tout comme un chien enragé, et va gifler de toutes ses forces les côtes qui la bordent…
On dit qu’elle se met en tempête…
Et là, même les bateaux la désertent. Ils ont peur de la mer en tempête !
Des fois, quelques-uns d’entre eux sont surpris dessus son eau. Et alors, ils ont beaucoup de mal à rester en équilibre…
Ils sont ballottés comme des coquilles de noix… Les plus chanceux peuvent aller s’abriter dans un port (un port, c’est un garage pour les bateaux).
Les plus malchanceux coulent. Cela s’appelle un naufrage…
La mer est tellement forte quand elle se met en tempête, qu’elle les brise en mille morceaux qui s’enfoncent dedans son eau… Le bateau et toutes les personnes qui se trouvent dessus !
Parfois, longtemps après, lorsque la mer s’est calmée, on retrouve des morceaux de bateaux échoués sur les plages… des épaves.
Quand cela arrive, heureusement pas trop souvent, les hommes sont tristes, les femmes et les enfants pleurent parce qu’ils ne reverront plus jamais leur mari, leur père…
Il est très rare que la mer rende ce qu’elle a pris…
C’est pour ça qu’il ne faut pas plaisanter avec la mer…
Il faut la respecter ! C’est impératif.
Quand on la respecte, la mer est très gentille, très calme…
Elle prend une jolie couleur bleue et se confond avec le ciel.
C’est alors très agréable de se promener sur son eau, surtout en été quand il fait beau et chaud…
Chaque année, au mois de juillet et au mois d’août, les humains désertent les villes pour se rapprocher de la mer…
Ils passent des journées entières à se prélasser au soleil, sur des plages immenses…
Au bout de quelques jours, leur peau blanche devient, d’abord toute rouge, comme des écrevisses, puis, toute marron. On dit qu’ils ont bronzé, car leur peau prend la couleur du bronze… C’est très à la mode. Pour qu’on ne se moque pas de leur peau blanche, certains humains se font bronzer avant de venir au bord de la mer, à l’aide de lampes spéciales… Surtout les femmes.
De temps en temps, quand ils ont trop chaud, ils vont s’ébattre dans l’eau salée de la mer… Ils nagent moins bien que les poissons, mais ils nagent ou ils jouent, ou encore, ils font de la planche à voile, du bateau. Ils crient beaucoup, surtout les enfants…
Lorsqu’ils sortent de l’eau de la mer, en séchant, leur peau devient blanche par endroit… C’est le sel de la mer ! Alors, en rentrant chez eux, ils prennent une douche avec l’eau du robinet qui, elle, n’est pas salée…
Chez eux, en vérité, ce n’est pas chez eux… Enfin, pas pour tous…
Ils louent des maisons laissées libres par ceux qui y habitent en hiver.
Ou encore, ils s’entassent sur des terrains de camping dans des caravanes ou des petites tentes de toile…
Louer une maison, ça coûte très très cher au bord de la mer…
Il faut gagner beaucoup d’argent ou faire des économies pendant des mois et des mois !
Camper, c’est beaucoup moins cher… C’est pour ça que ça grouille sur les terrains de camping !
Quand la fin du mois d’août arrive, ils repartent tous ensemble, chacun chez soi, à Paris, à Strasbourg, à Lyon et dans plein d’autres villes ou de villages…
Même que Bison Futé, il n’est pas content du tout, car ça fait plein d’embouteillages sur les routes !
La mer reste seule ou presque avec ses plages immenses brusquement désertes ou presque… Le monsieur très savant m’a dit que c’est à ce moment là qu’il la préfère, la mer…
Il peut longer tranquillement la plage, écouter le bruit des vagues qui viennent s’éclater, lui lécher le bout des pieds, puis repartent se remplir d’eau salée, pour revenir encore et encore sans jamais se lasser…
Il peut entendre, sans être troublé par les cris des enfants ou le grondement de la foule avachie, les haubans cliqueter comme des clarines contre les mâts des voiliers majestueux…
Il peut écouter le chant des mouettes et des goélands et c’est, dit-il, comme une symphonie rythmée, régulée par les caprices des vents, forts ou paisibles, selon le temps et la saison…
Il m’a aussi parlé des marées, de la mer qui se retire découvrant des paysages insoupçonnés, des rochers que l’on n’avait pas vus la veille… Puis, de la mer qui revient sans que rien ni personne ne puisse l’arrêter… De l’influence de la Lune sur l’importance de telle ou telle marée…
Je n’ai pas tout compris ce qu’il m’a dit…
Mais en tout cas, quand je serai plus grand, quand j’aurai beaucoup d’argent, grâce à lui et à tout ce qu’il m’a raconté sur la mer, je m’achèterai un joli voilier et je ferai le tour de la terre par toutes les mers. Je m’arrêterai sur les îles, je me baignerai dans l’eau salée de la mer, j’écouterai le chant des cormorans et le cri des baleines et je raconterai aux enfants qui, comme moi ne l’ont jamais vue,
Combien elle est belle… la Mer !
Naej
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