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Jamais poème médiocre ne s'est écrit tout seul
et s'il faut une raison je vous inflige la mienne
la peur ni la passion ni la drogue ni le deuil
n'ont amené ce sang pâle à couler de mes veines.
Mais l'amour du poète! Cette saloperie de plaie
qui s'ouvre puis se referme comme un coeur hésitant
pousse ma main à écrire, pour dire ce que ressent
une petite âme, la mienne, qui s'englue dans la fange
en s'croyant destinée à combler de bienfaits
des sorcières trompeuses, avec leurs ailes d'ange.
Le dégoût bouche en moi
une part créative
que ma raison foudroie
quand mon désir l'avive...
A quoi bon réfléchir, à des chose passées, envolées,
bombardées et futiles (un temps)
pour enfin réussir à vomir quelques lignes
Sur lesquelles aucun oeil
intéressé ou pas
volontairement ne s'attardera
Ces rimes qui me font mal
que je peine à écrire, ont-elles donc une valeur?
Personne pour moi jamais,
jamais ne va les lire.
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